Home Politique Mauritanie.Présidentielle : le pouvoir joue la carte de « parrainage »

Mauritanie.Présidentielle : le pouvoir joue la carte de « parrainage »

Le président de l’IRA,  Biram Ould Dah Ould  Abeid  ainsi que d’autres acteurs politiques sont convaincus que l’Union pour la République (UPR) veut utiliser le système de parrainage pour éliminer  de sérieux adversaires de Mohamed Ould Ghazouani  à  la course présidentielle du mois de juin prochain.

Dans un point de presse, tenu lundi 8 avril, le leader de l’IRA a dénoncé l’attitude des autorités mauritaniennes  concernant  le  système de parrainage.

Selon ses dires,  dans la commune de Maal, des responsables  ont empêché 4 conseillers de le parrainé. Ce qui souligne-t-il  est tout à fait injuste et  arbitraire.

Le candidat malheureux des présidentielles de 2014 a  laissé entendre  qu’il est sûr que  la mouvance présidentielle est prête à brandir  « l’arme du parrainage »  pour destituer des adversaires coriaces du général, Ghazouani.

Se prononçant sur la candidature unique de l’opposition, le droit-de-l’hommiste a soutenu que sa formation a dès  le départ refusé cette formule qui  selon lui  favoriserait   le maintien du régime.

Il faut  explique-t-il que chacun aille de son côté pour qu’on puisse  imposer un second tour.

Pour   le chef de file de l’IRA, la candidature d’Ould Maouloud,  de Kane Hamidou Baba et de Sidi Mohamed O. Boubacar,  représente  véritablement  la force vive de l’opposition.

En rappel, l’article 5 de la loi organique relative à l’élection du président de la République indique que  «la candidature à la présidence de la République n’est recevable que si elle est parrainée par au moins cent (100) conseillers municipaux dont cinq (5) maires. Ces conseillers municipaux doivent appartenir à la majorité des wilayas (régions)».

Et d’ajouter, « Aucun élu ne peut parrainer plus d’une candidature. Les parrainages sont matérialisés par des actes légalisés. En aucun cas, ils ne peuvent faire l’objet d’un retrait après leur dépôt. Tout candidat à la présidence de la République devra déposer auprès du Trésor public une caution de cinq millions d’ouguiyas (5.000.000 UM). Cette caution ne sera remboursée qu’au profit des candidats ayant au moins recueilli 2% des suffrages exprimés au premier tour du scrutin présidentiel».

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