Mauritanie : polimique sur la dette publique

Mauritanie : polimique sur la dette publique

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Alors que l’opposition mauritanienne et certains spécialistes parlent « d’insoutenabilité de la dette », les autorités publiques sont en phase avec le Fonds Monétaire Internationale (FMI), qui indique une baisse de la dette extérieure. En effet, selon l’institution de breton Woods, la dette mauritanienne a baissé, passant ainsi de 73% du produit intérieur Brut(PIB) en début d’année 2017 à 69% actuellement.

Une révélation qui a été, faite le mercredi 6 décembre lors de l’approbation par le conseil d’administration du FMI de l’accord triennal au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC).

Dans un communiqué publié, le FMI souligne que, « la Mauritanie disposera d’un montant de 115,92 millions de droits de tirage spéciaux (DTS), environ 163,9 millions de dollars us ou 90% de la quote-part du pays ».

Selon le document, « un montant de 16,56 millions de DTS (environ 23,4 millions de dollars américains) sera immédiatement mis à la disposition de la Mauritanie. Le montant restant sera échelonné sur la durée du programme, sous réserve de revues semestrielles ».

Ainsi , cette « cure d’engraissement » n’a pas laissé indifférent , certains économistes qui se réjouissent de cet appui qui pourra dans le long terme stabilité la viabilité macroéconomiques du pays, touché de plein fouet par des chocs exogènes notamment la fluctuation défavorable des cours des devises (dollars, Euros) , qui entraine un déficit chronique de la balance des paiements.

Mais, la question que se posent fondamentalement, certains spécialistes est de savoir est-ce que la Mauritanie pourra faire face à long terme à cette dette extérieure, qui avait occasionné l’application des politiques d’ajustement structurel dans les années 80.

En tout cas ce qui est sûr les signaux sont là, l’économie mauritanienne continue toujours d’être dépendant de ses exportations de produits miniers et de bases, qui peinent à impacter positivement sur le budget de l’ État.

Très souvent, cette situation oblige l’ État à emprunter fréquemment de l’argent sur le marché financier. Et du coup le pays est dans une situation de « dette explosive ».

Mais avec le recul du néo-libéralisme incarné par le FMI et la banque mondiale, la Mauritanie peut espérer avec son nouveau plan de développement de la Stratégie de croissance accélérée et de prospérité partagée (SCAPP), axée sur l’Agenda mondial 2030 et les Objectifs de développement durable (ODD) , prendre son décollage économique.

Ibrahima junior Dia et Diary N’diaye Bâ

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