L’habillement : une source du vivre ensemble

L’habillement : une source du vivre ensemble

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Ces femmes que vous voyez sur ces photos symboliques : un esprit d’ouverture, du vivre ensemble dans les échanges de pratiques socioculturelles
Des Européennes, des Nord-américaines leucodermes ?
Depuis que j'ai commencé à circuler dans des pays du monde (11 en Afrique, 8 en Europe, 2 en Amérique du Sud, 1 en Amérique du Nord), depuis que j’ai commencé à voyager à partir de mars 1954, je vois régulièrement des femmes leucodermes d'Europe, d'Amérique du Nord et du Sud portant des habits féminins africains. A l’école primaire de Clémenceau (Dakar) que j’avais commencé à fréquenter à partir de novembre 1955, je voyais même des filles françaises leucodermes, des filles libano-syriennes porter des habits africains
Mesdames les Africaines, messieurs les Africains (pour moi, pour nous, une Africaine, un Africain est de toutes «les couleurs» , du plus «noir» au plus «blanc» en passant par le métissage), avez-vous vu une fois une Bîdhâni ou une Hartâni porter ce genre d'habits comme ces femmes ?
J'ai 69 ans, 4 mois et 25 jours ; mais je n'ai jamais, jamais vu une femme Bîdhân ou une femme Hartân porter les élégants et beaux habits des femmes africaines.
Peut-être que d’autres personnes l’ont vu. Moi non. Alors, dans le cadre d’une recherche sociologique, promenons-nous dans l’espace territorial administratif de ce qu’on appelle aujourd’hui la Mauritanie pour faire le constat socioculturel.
Je rappelle que les Bîdhân et leur Système Bîdhân disent qu'ils ne sont pas Africains. Et pourtant elles ne sont pas Européennes ; mais elles portent bien les habits des femmes d'Europe.
Ces femmes Bamana, Fulɓe, sooninko et Wolof doivent revaloriser leurs dignités culturelles africaines qu’elles sont en train de souiller.
Si elles continuent d’afficher cette identité aliénante en portant le melfa, affichons alors à leur égard du mépris, une hostilité brûlante. Ne leur parlons pas. Elles souillent les identités culturelles de leurs mères, de leurs tantes, de leurs grands-mères, de leurs ancêtres féminins
Pourquoi les femmes H’râtîn ne portent-elles pas les habits de leurs ancêtres qui étaient des Bamana, des Fulɓe, des Moosi, des Seereer, des Sooninko, des Wolof ? Nul ne pourra le contester.
Un débat que j’avais souvent avec des camarades de combat H’râtîn dans les années 60-70 : faire comme de nombreuses familles afro-américaines qui travaillaient pour se rapprocher des identités culturelles africaines de leurs ancêtres.
Une fermeture d'esprit qui prouve bien l'absence intégrale du principe du vivre ensemble dont nous continuons à vivre les conséquences sociopolitiques, et qui nous installeront un jour dans une situation de non-retour impossible. Sans aucun doute.
Tu manges ce que je mange. Je mange ce que tu manges : un principe du vivre dans la diversité socioculturelle. Une diversité qui enrichit l’être social, quel qu’il soit
Mais le Bîdhân répond toujours, dans ses principes, malgré quelques exceptions : Tu manges ce que je mange ; mais je ne mangerai jamais ce que tu manges. L’explosion sociopolitique deviendra, alors à l’évidence un jour, inévitablement. Il faut s’y préparer.
Une logique obscurantiste dans laquelle les Bîdhân nous ont installés depuis que leurs prétendus ancêtres ont envahi l’Afrique. .
Les hommes ont pris nos habits traditionnels masculins en faisant comprendre que ce sont leurs ancêtres qui les auraient apportés avec eux lors de leur invasion impérialiste arabo-islamique sur l'Afrique à partir de 640 après J.C.
L’Histoire nous a donnés raison face à des personnes qui nous accusaient d’extrémisme en 1966.
Au grand marché de la Capitale à Nouakchott, et particulièrement des femmes venaient demander à bénéficier de la formation de couture traditionnelle africaine pratiquée par nos frères jannaaŋkooɓe.
On circulait dans la ville pour les dissuader de ne pas tomber dans ce piège socioéconomique et culturel.
Et aujourd’hui, que se passe-t-il ?
Les idéologues du Système Bîdhân font comprendre aujourd’hui que c’est une pratique traditionnelle chez les Bîdhân !!!!!!!!
C’est la même politique qui est menée pour la musique et les instruments de musique, l’alimentation (ngommu, etc.), le mbayla (forge, une pratique qu’on pratiquait depuis des milliers d’années), le tissage, etc.
Qui a introduit tout ceci chez les Bîdhân ?
Je répète
Ces femmes Bamana, Fulɓe, sooninko et Wolof doivent revaloriser leurs dignités culturelles africaines qu’elles sont en train de souiller.
Si elles continuent d’afficher cette identité aliénante en portant le melfa, affichons alors à leur égard du mépris, une hostilité brûlante. Ne leur parlons pas. Elles souillent les identités culturelles de leurs mères, de leurs tantes, de leurs grands-mères, de leurs ancêtres féminins
Je suis très fier de ces ancêtres féminins africaines que l’on voit sur les peintures rupestres datant de plus de 3000 ans avant J.C dans les territoires frontaliers de ce qu’on appelle aujourd’hui la Libye et l’Algérie.
Je suis très fier de ces ancêtres féminins africaines avec leurs habits et leurs tresses dans les peintures rupestres à l’époque des premières dynasties pharaoniques
Hare ndimaangu neɗɗo koko jokki haa poolgu (le combat pour la dignité humaine se poursuit jusqu’à la victoire absolue)
Ibiraahiima Abuu SAL (Abuu Keccel SAL)
-Haayre MBaara-Kasga (Laaw)
-Sinycu Daŋɗe- Ɓoggee (Halayɓe);
-Fimmbo (Damnga)
2017, jolal, 14 mawbaare (Mardi, 14 novembre 2017
L'habillement : une source du vivre ensemble
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