Mairie de Boghé: la transhumance heureuse de Bâ Adama Moussa

Mairie de Boghé: la transhumance heureuse de Bâ Adama Moussa

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Bâ Adama Moussa, une transhumance pas comme les autres.

Ancien maire UFP de Boghé, Bâ Adama Moussa est aujourd’hui réélu sous la bannière de l’UPR, parti au pouvoir, sans que ce retournement de veste, dicté par les nécessités de la politique, ne soit considéré comme tel par une population qui voit en cet ingénieur agronome discret, un bienfaiteur au service de son peuple.

La popularité de l’homme qui a terrassé l’ancien parti au pouvoir, le PRDS, En 2001, à à la suite d’élections historiques,
tient plus de sa disponibilité à toute épreuve, de son sens de l’écoute que de son bilan, il est vrai relatif, quand il officiait comme maire de la ville pendant deux mandats, soit douze ans. S’il ne vient à l’idée d’aucun boghéen de critiquer son bienfaiteur, d’aucuns continuent à se demander, sous la moiteur de la chaleur de l’hivernage et entre deux gorgées d’eau saumâtre, ce qui a bien pu pousser l’ingénieur -machiniste agricole à opérer cette transhumance coûteuse compte tenu de son aura tout le long de la vallée et, au delà, auprès des hauts cadres de l’administration mauritanienne.

Certains y voient la main du ministre de la Défense, Diallo Mamadou Bathia, fin stratège, et tireur des ficelles de la politique de Doubango et Hartallo depuis les années 90. Ne faisant jamais d’apparitions publiques, abhorrant les meetings et les bains de foule auxquels il préfère des réunions restreintes et focus, le premier des énarques mauritaniens aurait, dit-on, débauché le maire quand celui-ci a suivi la consigne de son parti qui avait décidé de boycotter les municipales, perdant du coup sa mairie en 2014. Pour les observateurs, le maire qui a rejoint l’UPR avec armes et bagages aurait dû “mieux négocier son prix”.
Pour rappel, Bâ Adama a rejoint le parti au pouvoir le le 17 septembre 2016. Deux ans après, est-on à l’heure du bilan? Nommé directeur adjoint de la Sonader puis rattrapé par la retraite, il émarge depuis février 2017 au poste de PCA du Laboratoire National des Travaux Publics (LNTP) avec jetons de présence et salaire. Tout ça pour ça, serait-t-on tenté de dire tant la popularité de l’homme, immense, dépassait les limites de la ville la plus meurtrie par les représailles suites au coup d’Etat d’octobre 1987 et à la période de répression 1989-1992. Mais que ne pardonnerait Boghé à son maire qu’il n’a cessé de réclamer depuis 2014? Avec cette brillante élection au deuxième tour face à l’AJD-MR, Bâ Adama démontre aussi que la présence de l’UPF dans la capitale des Halaybé, ne tenait qu’à sa personne et seulement à elle.

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