Mauritanie : Qui en veut aux islamistes ?

Mauritanie : Qui en veut aux islamistes ?

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Après le déroulement  des élections législatives, municipales et régionales, marquées  par une éclatante victoire de l’UPR et une percée des islamistes, l’heure est sans doute aux règlements de comptes.

En effet,  les « faucons »  semblent  dérouler  leur  « machine  de guerre » pour faire face  à ses nouveaux adversaires politiques  plus particulièrement  le Tewassoul et  la mouvance des frères musulmans  .Une faction sociale qui prône « une islamisation radicale », loin de l’école des soufis .

En tout cas le constat est là,  depuis des heures, certaines artères de la capitale mauritanienne, Nouakchott  sont paralysées  par  la police. Et pour cause la fermeture du centre de formation des oulémas.

Une attitude qui n’a pas laissé  indifférents  certains observateurs, qui évoquent déjà la thèse de l’acharnement.

Dans le même sillage, l’érudit Mohamed El Hacen O. Deddew est monté au créneau pour  dénoncer l’attitude «  irresponsable » des autorités mauritaniennes, qui sont dans une logique fallacieuse. Ces derniers veulent éventuellement retirer l’agrément   de cet institut.

« Ce centre n’a jamais eu d’autres vocations que de vulgariser l’enseignement  et les préceptes de l’islam, qui n’ont rien  à voir avec le fanatisme, a laissé entendre  le Cheikh.

Et de poursuivre que  cette école constitue un rayonnement éminent de l’islam dans la sous-région  dans la  mesure où toutes les nationalités viennent ici pour  recueillir  le savoir.

Si  les autorités ont des problèmes avec  Tewassoul, ils n’ont qu’à régler  leurs  différents et laissé cette école tranquille. Les responsables n’ont nullement le droit d’attaquer à ce  centre qui n’a rien  à voir avec ses histoires politiques, a-t-il ajouté.

Cette situation commence déjà   à irriter  la classe politique  où certains dirigeants  sont  actuellement dans  tous leurs états.

Hier c’est Biram, aujourd’hui ce sont les islamistes à qui le tour demain, s’interrogent  bons nombres de mauritaniens, préoccupés par  la bonne marche de la  démocratie et de la liberté d’expression.

Affaire à suivre …

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