HRW et la double peine des femmes violées en Mauritanie: une...

HRW et la double peine des femmes violées en Mauritanie: une fable ?

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Les survivantes de viol seraient en danger face à la criminalisation des relations sexuelles hors mariage en Mauritanie.

Human Rights Watch (HRW) est un organe essentiel dans la protection des droits de l’homme et, particulièrement, des droits des groupes les plus vulnérables. Mais parfois, l’organisation américaine est victime elle même d’inexactitudes. Parler de la “double peine ” pour les femmes violées en Mauritanie relève d’une construction mentale visant à assimiler les coutumes de certains pays de l’extrême Orient (Pakistan) ou du Maghreb à celles de la Mauritanie. Que dit donc HRW pour mériter une envolée de bois vert de la part des quatre tondus et trois pelés qui composent la rédaction de LesMauritanies?

Premièrement, relève le rapport de 101 pages, les femmes et filles victimes de viol en Mauritanie sont encore plus “mises en danger” par la criminalisation dans ce pays des relations sexuelles hors mariage, la “zina”, car elles peuvent être “poursuivies si elles ne parviennent pas à prouver l’absence de consentement”, dénonce Human Rights Watch (HRW). En voilà des affirmations. Il est vrai que les droits des femmes et des filles sont régulièrement violées, mais de là à dire que la violée doit prouver que son viol n’est pas consenti, il y a une grande barrière que HRW a franchi sans gants.

l’organisation de défense des droits de l’homme exhorte (et là nous sommes d’accord) les autorités mauritaniennes à instaurer un “moratoire immédiat sur les poursuites et la détention des personnes pour +zina+” et à “libérer sans tarder” celles détenues dans ce cadre. Voilà un atterrissage plus conforme aux réalités.

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