Elections en Mauritanie: le blues négro-africain

Elections en Mauritanie: le blues négro-africain

0

Dispersés aux quatre vents, éparpillés dans des partis fantômes, brouillés pour de vieilles broutilles villageoises, les partis négro-africains sont les grands perdants des municipales, législatives et régionales qui viennent de se dérouler en Mauritanie.

Les résultats provisoires, encore partiels, font état d’une déroute sans précédent. Il est temps de tirer les conclusions. Certains partis cartables doivent rendre le tablier. Le Mouvement pour la république (MPR), PLEJ et Arc-en-ciel, doivent fondre dans des coalitions plus larges, porteuses de dynamique et de changement.
Dans le cas d’espèce, ces partis cartables contribuent à la fragmentation et à l’éparpillement des forces progressistes. Les seules formations politiques capables d’incarner la Mauritanie plurielle sont, encore une fois au vu des résultats provisoires, l’AJD-MR, l’IRA et, dans une moindre mesure, l’Union des Forces Progressistes.

Du reste, ces élections ont révélé un déplacement du centre de gravité de la Mauritanie politique. La bataille pour le pouvoir en 2019 se fera entre l’UPR, les islamistes de Tawassoul et l’ensemble contradictoire IRA-AJD-MR si tant est que ce tandem, puisse, au delà des égos et des récriminations, se constituer et se réconcilier. L’autre leçon que l’on peut tirer de ces élections est, non pas l’alliance suicidaire entre l’IRA et le Sawab, mais plutôt l’entente cordiale AJD-MR et Tawassoul.
Pendant ce temps, l’UFP a poursuivi sa dérive vers la droite droitienne en suivant son allié de toujours, le RFD. Ne reste plus aux négro-africains qu’à recomposer leurs forces politiques autour d’une vieille exigence, celle de la Mauritanie riche de ses diversités et de ses langues. Un sujet apparemment tombé en désuétude.

AUCUN COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE