Mauritanie : les mutilations génitales féminines (MGF) ont atteint un taux de...

Mauritanie : les mutilations génitales féminines (MGF) ont atteint un taux de 66,6%. (représentant UNFPA)

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Le représentant résident du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) en Mauritanie, Saidou Kaboré a fait savoir que 66,6% des femmes mauritaniennes  sont victimes de mutilations génitales féminines.

Dans un entretien accordé  à APS, publié le 2 septembre,  le responsable a également mentionné que   les violences basées sur le genre  dans le pays  sont estimées à 68,1%

Le fonctionnaire des Nations unies a signalé que « les mariages d’enfants restent aussi très élevés et sont de l’ordre de 35,2% ».

Le responsable   a souligné que le projet SWEDD travaille d’arrache-pied à résoudre ce phénomène  dans les  6 pays du Sahel (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad).

Dans ce sens, Saidou Kaboré a rappelé, « qu’il existe  un observatoire sur le dividende démographique qui fait partie des résultats clés ».

«  Plus de 200 acteurs et techniciens sont formés autour de cette problématique », a-t-il souligné.

Par ailleurs, le responsable a  évoqué  l’existence d’une corrélation directe entre la planification familiale et la mortalité maternelle en Mauritanie.

S’aventurant à ses statistiques, le représentant  de l’UNFPA a révélé que «  la mortalité maternelle est à 582 pour 100.000 naissances vivantes (NV)  en Mauritanie ».

Et d’ajouter  que « la planification familiale, qui reste faible, est passée de 11% en 2013 à 17,9% en 2015, du fait de sa corrélation avec la mortalité maternelle ».

« Lorsque la prévalence contraceptive augmente, naturellement la mortalité maternelle est influencée entre 25 et 30 points, en sus des autres aspects tels que les accouchements assistés, les césariennes et tout ce qui touche à l’accouchement et même avant accouchement », a-t-il précisé.

Rappelons  que  L’objectif du SWEDD est d’accélérer la transition démographique, mais aussi de déclencher le dividende démographique et réduire les inégalités de genre dans la région du Sahel.

Ibrahima Junior Dia

 

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