L’homme qui empêche Mohamed Abdel Aziz de dormir

L’homme qui empêche Mohamed Abdel Aziz de dormir

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Le président Ould Abdel Aziz apercevrait Bouamatou partout .Derrière le langage fleuri de certains organismes des droits de l’homme, entre les lignes des  éditoriaux salés d’un journaliste gauchisant, l’activisme d’un front uni de l’opposition ou encore les rapports d’un organisme comme  Sherpa de William Bourdon dont l’une des correspondances épistolaires  est explosive (Nous y reviendrons). Partout, l’ombre de Bouamatou plane, s’invitant dans les conversations, les séances de thé, les valises diplomatiques.  Comme qui dirait l’ombre de Martial dans Une vie et demie de Sony Labou Tansi.

Partout,  l’ombre de l’homme d’affaires Bouamatou se faufile. Comme une graine de sable dans le couscous.

Réfugié au Maroc, annoncé à Paris, fêté à Bruxelles, bivouaquant à Dakar, l’homme d’affaires, reconverti progressivement en opposant, ne dispose pas d’une armée face à ce Général qu’il avait aidé et financé lors de sa première campagne présidentielle, mais plutôt d’une cour diverse et comprenant toute catégorie de mauritaniens.

Aujourd’hui, le pouvoir mène des  poursuites, des perquisitions, pour diminuer l’influence du richissime, le patron de BSA . Des journalistes et des élus ont eu maille à partir avec  Dame Justice pour avoir reçu un pécule, un boubou ou un pantalon.

Depuis un bon moment, les quotidiens mauritaniens, qui ont choisi leur camp, ne tournent qu’autour de cette affaire politico-économique. La querelle entre les deux hommes a pris une dimension nationale sans pourtant que la raison de la brouille soit connue.  En bons mauritaniens, les deux ennemis, Aziz et Bouamatou, n’ont pas une idéologie particulière, à part celle du pouvoir, économique et politique.

En attendant, cette guéguerre tribale au départ, qui met à contribution des pays voisins et de grandes plumes de la françafrique, devenues des organes de communication externes pour l’une ou l’autre partie, révèle la fragilité des alliances au pays des millions de poètes.

Diary N’diaye Bâ

 

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