L’opposition mauritanienne contre un éventuel troisième mandat du président Aziz

L’opposition mauritanienne contre un éventuel troisième mandat du président Aziz

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Des milliers de personnes ont marché dimanche à Nouakchott pour répondre à l’appel de l’opposition. Un évènement qui s’est déroulé alors que des chefs religieux demandent au président Aziz de se représenter.

“Ensemble pour imposer une alternance démocratique” : c’était le mot d’ordre lancé par les manifestants. Le Front national pour la démocratie et l’unité (FNDU) a décidé de participer aux élections législatives, municipales et régionales de 2018, ainsi qu’a la présidentielle de 2019.

“Nous travaillons sur le terrain pour exiger la transparence des futures élections, pour un vrai changement démocratique qui mettra fin aux souffrances des mauritaniens à cause de ce régime, de la dictature, du racisme”, explique Ahmed Ould Wedia, membre du parti islamiste Tawassoul.

Pour Mohamed Ould Maouloud, président de ce forum de l’opposition, le président de la République dont le mandat tire à sa fin, “n’a aucun titre, ni par rapport à son bilan, ni par rapport à la constitution, encore moins aux rapports de force politiques réels pour se maintenir au pouvoir”, insiste Mohamed Ould Maouloud.

Les religieux en faveur d’un troisième mandat

Tous les mauritaniens ne sont pas de cet avis. Des voix se lèvent fréquemment pour demander à Ould Abdel Aziz, malgré la constitution qui limite le nombre de mandats à la tête de l’Etat à deux, d’en briguer un troisième.

Le dernier appel en faveur du troisième mandat est venu de guides religieux qui ont demandé publiquement au chef de l’Etat de rester au pouvoir pour parachever ce qu’il a entamé dans l’intérêt du peuple mauritanien.

“Tous les appels pour un troisième mandat proviennent des proches du chef de l’Etat, de hauts responsables mais pas de revendication populaire.” Selon Mohamed Ould Maouloud, ces appels émanent de personnes “qui ne veulent pas perdre le pain dont ils se nourrissent.

Ce qui n’est pas normal”, affirme-t-il avant de poursuivre : “C’est un président, garant du respect de la constitution qui accepte qu’elle soit violée tous les jours par des gens à la sortie de son bureau”.

Au moment de son investiture en 2014 pour, Ould Abdel Aziz avait juré par Allah de ne pas réviser les dispositions constitutionnelles relatives à la limitation des mandats à deux. Raison pour laquelle plusieurs internautes mauritaniens assimilent la déclaration des religieux a une sorte d’appel au parjure.

Deutsche Welle

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