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Mauritanie ● “ça ne va pas dans le secteur de la pêche”, s’indignent les pêcheurs qui interpellent Aziz

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Mauritanie “ça ne va pas dans le secteur de la pêche”, s’indignent les pêcheurs qui interpellent le président Aziz.

Pas du tout contents, c’est le sentiment qui anime les pêcheurs mauritaniens. A l’origine de ce mécontentement, l’immatriculation obligatoire pour les embarcations des pêcheurs artisanaux mauritaniens, avec son lot de préjudices.

Yali Ndiaye, président de la coopérative “Le Mole” qui revendique plus de 4.000 membres, s’en explique à Cridem, et interpelle le président Ould Abdel Aziz.

“Avant ce recensement, la majorité des pêcheurs mauritaniens n’avaient pas de licences de pêche. L’exclusivité du monopole des licences de pêche étaient détenus par les hommes d’affaires. Ceux qui n’avaient pas de licences de pêche ont saisi ce recensement pour se procurer légalement des licences de pêche. Sauf que, à leur grande surprise, le ministère des pêches et de l’économie maritime leur a notifié, malgré la détention de leurs licences de pêche, ils ne pouvaient plus pêcher notamment les poulpes. Cette interdiction, que le ministère justifie par le dépassement du quota de pêche des poulpes, est source de conflits, et elle est incompréhensible. C’est un pas en arrière que le ministère des pêches vient de franchir, en procédant de cette manière”.

Conséquence de cette interdiction. Dès la reprise, au mois de juillet, de la pêche, marquant la nouvelle saison, ils pourront tout pêcher sauf les poulpes. Une mesure qu’ils dénoncent vivement et à haute voix. Au total, ils seront plus de 4.000 pêcheurs qui vont être touchés par cette interdiction que le président de la coopérative “Le Mole” a qualifiée d’“injuste” et de “préjudiciable” à l’égard des pêcheurs mauritaniens qui ont réussi à bénéficier des nouvelles licences de pêche.

Yali Ndiaye a également interpellé le président de la République sur un autre sujet. Il s’agit de l’importation des matériels de pêche qui sont subventionnés par l’Etat mauritanien. Il dit ainsi ne pas comprendre qu’à titre d’exemple, le moteur hors-bord (Yamaha 60 ch) qui coûte sur le marché, 1.700.000 (HT), est revendu à 2.200.000 MRO, soit une augmentation “injustifiée” de 500.000 MRO. Il explique qu’un intermédiaire, qui est le seul habilité à traiter avec la société qui importe les matériels de pêche en Mauritanie, joue la pluie et le beau temps, en facturant comme il l’entend les matériels de pêche que supportent difficilement les pêcheurs mauritaniens.

Le président de la coopérative “Le Mole” a invité le président Aziz à agir très rapidement pour mettre fin à cette situation qu’ils ont à plusieurs reprises soumis au ministère des pêches et de l’économie maritime. Mais, sans solution.

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