Rencontre de Lomé : Pour plus de protection pour les DDH

Rencontre de Lomé : Pour plus de protection pour les DDH

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Rencontre de Lomé : Pour plus de protection pour les DDH

2 March, 2018 – 20:49

Le Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Doits de l’Homme (ROADDH) a organisé le 27 et 28 février derniers à Lomé une campagne de renforcement de la protection des défenseurs des droits de l’homme les plus vulnérables en Afrique de l’Ouest. Des représentants, venus de la Mauritanie, du Sénégal, du Burkina Faso, de la Siérra Léone, du Nigéria, du Niger et de la Guinée Bissau ont assisté aux travaux de cette rencontre. L’objectif de cette campagne est d’attirer l’attention sur la répression récurrente et généralisée dont sont victimes les défenseurs des droits de l’homme dans tous les pays d’Afrique sans aucune exception. Dans les présentations faites aux participants, la mission et le fonctionnement de la Commission Africaine des Droits de l’homme, l’analyse de l’environnement des défenseurs des droits, les menaces potentielles ou effectives et l’évaluation des risques qu’ils encourent ont été amplement débattues à travers la mise en exergue des expériences, des réalités et des spécificités de chaque pays. Les participants ont aussi suivi les exposés d’experts sur les techniques de monitoring et d’élaboration des rapports liés à la problématique des droits de l’homme et sur les mécanismes de protection numérique de leurs données et l’approche dans l’élaboration d’un plan de sécurité qui leur permette de minimiser les risques auxquels les défenseurs des droits de l’homme et leurs organisations sont très souvent exposés. Dans les présentations des huit pays représentés à la rencontre de Lomé, les problèmes de mauvaise gouvernance et de déficit de démocratisation ont été considérés comme les principales raisons de la répression que subissent les défenseurs des droits de l’homme puisque la relation organique entre la démocratie et la gouvernance et la promotion des droits de l’homme est évidente. Or, En Afrique, les régimes dictatoriaux issus ou des coups d’état ou de démocratie de façade sur fond de dilapidation à ciel ouvert des ressources nationales sont la règle à côté de quelques très rares expériences démocratiques relativement acceptables qui sont malheureusement l’exception. Les huit défenseurs des droits de l’homme qui ont assisté aux travaux de la rencontre de Lomé seront invités à la 62ème session de la Commission Africaine des Droits de l’Homme qui se tiendra à Nouakchott en avril 2018 où ils présenteront des recommandations formulées à Lomé pour le renforcement de la protection des DDH (Défenseurs des Droits de l’Homme) à travers le respect par les pays africains des traités, conventions et chartes internationaux qu’ils ont ratifiés et par la promulgation de lois nationales qui garantissent l’action des DDH dans un environnement sécurisé et favorable au développement, à la propagation et à la promotion de la culture des droits humains.

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