Mauritanie : la mendicité, entre business et besoin

Mauritanie : la mendicité, entre business et besoin

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La mendicité en Mauritanie comme dans  certains pays du continent africain, devient de plus en plus un phénomène persistant.
 
Conséquence d’une paresse ou d’un handicap, la mendicité est une pratique de plus en plus courante qui prend des proportions inquiétantes dans le pays.
 
A Nouakchott comme à l’intérieur du pays, cette pratique devient de plus en plus l’une des meilleures formes de gagne-pain d’une certaine couche sociale.
 
 Nous les croisons où que nous allions, en bas de chez nous, lorsque nous sommes assis au café, quand nous faisons nos courses, devant les portes des mosquées, partout.
 
Leur teint pâle, leur visage terne et leurs habits crasseux reflètent la situation dans laquelle ils vivent.
 
Les mendiants ne sont plus présents seulement devant les portes des mosquées le vendredi, dans les lieux publics qui étaient leurs points de concentration. Mais ils parcourent les rues des villes tous les jours, mettant en avant leurs handicaps ou leurs enfants pour attirer la pitié des gens.
 
Au carrefour Sabah de Nouakchott, penda sy , accompagné de ses deux enfants  nous confie ils y passent la journée, bravant toutes les intempéries à la recherche du quotidien à travers la mendicité « je suis veuve depuis 4 ans, mon mari m’a laissé deux enfants que je dois nourrir. Alors sans métier ni autres moyens, j’ai commencé à mendier pour subvenir aux besoins de la famille.je n’ai aucun moyen pour sauver mess enfants ».
 
Et tout cela au su et au vu du gouvernement à travers son département en charge de l’action sociale et de la promotion féminine.
D’autres emploient des moyens forts pour avoir le maximum d’argent, à savoir afficher un faux handicap, voire même louer un petit garçon ou une petite fille, car les gens ont tendance à donner plus d’argent quand ils voient que le mendiant à une famille à nourrir. Ils sont même devenus très créatifs.
 
C’est cette pratique de mendicité qui constitue un business déguisé.
L’absence de travail, d’indemnité de chômage ou d’un salaire fixe sont les causes principales de ce phénomène.
 
Dans ce genre, la mendicité est organisée, car la majorité du temps la personne n’est pas seule ; ils sont un groupe qui occupe toute une rue, et aucun autre mendiant n’a le droit de venir sur leur territoire, d’où les scènes auxquelles on observe parfois des bagarres entre deux mendiants.
 
Parfois, c’est un homme ou une femme avec un groupe d’enfants au feu rouge, sauf que la personne adulte donne ses instructions, s’éloigne un petit peu et observe ce qui va se passer, tandis que ce sont les enfants qui demandent de l’argent aux passants et aux chauffeurs de voitures.
 
A cela s’ajoute les réfugiés syriens devenus mendiants  dans le pays.
 
Cependant, certains observateurs accusent l’État d’être responsable de cette situation lamentable qui compromet l’avenir de la jeunesse. D’autres par contre fustigent le comportement de certains parents ou mères de familles qui mettent en péril l’avenir de leurs enfants.
 
Diary N’diaye

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