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Depuis quelques jours, nombre de médias locaux s’intéressent à un certain laisser-aller chez les commerçants des produits alimentaires, en particulier, les vendeurs de pâtes alimentaires, un marché en pleine ébullition.

Tant et si bien que ces pâtes alimentaires de marques étrangères, très prisées à côté des produits nationaux se voulant haut de gamme, sont désormais introduites dans le pays via les régions du Nord (Nouadhibou et Zouérate, notamment) et échapperaient à la rigueur de nos vaillants douaniers.

S’agit-il d’un «acte de concurrence déloyale» visant à désorganiser ce commerce d’approvisionnement vivrier et qui serait en violation de la loi ou de la réglementation ? Rien n’est moins sûr surtout quand on sait qu’il s’agit d’un parasitisme commercial qui dénoterait de comportements déloyaux, les concurrents en question commercialisant le même produit déjà représenté par un groupe bien installé et donc profitant d’efforts et investissements d’autres pour se faire fortune et/ou s’approprier la notoriété.

Quoiqu’il en soit cette importation depuis les régions du Nord est jugée par certains comme un «véritable goulot d’étranglement», et par d’autres, au contraire, comme une «stimulation» et une dynamisation du marché.

Encore faut-il, pour mettre un terme aux comportements déloyaux, établir la preuve de trois éléments : la faute, le préjudice et enfin le lien de causalité entre la faute et le préjudice.

Et même si le représentant d’un groupe commercial, donc un véritable commerçant, s’estime victime d’un tel comportement étant donné que l’autre concurrent s’emploie à «rester dans sa roue», il faut reconnaître que la meilleure stratégie contre la concurrence, cette guerre économique qui ne dit pas son nom, c’est d’aller de l’avant.

Cela d’autant plus que la liberté d’entreprendre et d’exercer des activités commerciales implique de vendre, de se faire des clients, voire d’attirer la clientèle de ses «confrères» ou concurrents.

Or, ici la plupart des marchés sont aujourd’hui saturés et la concurrence est extrêmement rude, les commerçants proposant des services/produits similaires.

A plusieurs reprises les professionnels des pâtes alimentaires ont, par le passé dénoncé la concurrence déloyale.

Aujourd’hui, ce sont des usages qui constituent une faute susceptible de leur causer préjudice.

Mohamed Ould Khattatt

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