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eleveurshttps://www.walf-groupe.com L’hivernage de cette année n’a pas été fameux dans les villages de Ndiawar, Donaye,  Mboyo, Guédé village, Guédé chantier, Wouro Madiwou.
Du coup, ces localités se vident de leurs habitants qui se réfugient en Mauritanie. Ce, en vue de fuir la faim qui les guette. 
Cette année, la pluie a été déficitaire dans la zone de Podor, notamment dans les villages de Ndiawar, Donaye, Mboyo, Guédé village, Guédé chantier, Wouro Madiwou, entre autres. Des villages qui, aujourd’hui, sont dans le désarroi total et craignent le pire des scénarios. La faim est, en effet, en train de frapper à leur porte. Ainsi, en vue d’échapper à cette éventualité, les habitants préfèrent déménager en Mauritanie. Ce, en laissant derrière eux des greniers vides. Selon le président du Groupement d’intérêt économique 3, Silèye Thiène, cette année pourrait être une catastrophe pour les populations de la zone. «Cette année, il n’y a pas eu de pluies contrairement aux années précédentes. Pis, la campagne de contre-saison n’a pas donné les rendements attendus», a-t-il expliqué. Avant d’ajouter que la présente campagne hivernale laisse à désirer. Ainsi, la psychose a fini de gagner le cœur des paysans de la zone. «Beaucoup de paysans ont refusé d’aller cette année à la campagne hivernale. Dans la zone, le peu de paille que les éleveurs pouvaient retrouver, c’était au niveau des champs issus de la culture de contre-saison. Malheureusement, cette paille n’étant pas en quantité est aujourd’hui introuvable», a relevé M. Thiène. Qui qualifie la situation qui se déroule sous ses yeux de dramatique. En outre, il précise que la fuite des éleveurs vise à sauver leur bétail à cause de l’absence de pâturage. «Ne sachant plus que faire pour la survie de leur bétail, de nombreux  éleveurs sénégalais sont depuis quelques jours en train de fuir leur pays pour se rendre en Mauritanie à la recherche de pâturages», confie-t-il.
A Lérabé, les populations subissent également le même sort que dans les autres localités citées. D’ailleurs, selon le chef de village, Samba Bida Sow, elles vivent la pire des situations. «Cette année  pourrait être la plus dure de celles  qu’elles ont vécues jusqu’ici pendant ces dix dernières années», alerte notre interlocuteur. Qui souligne que, de Labgal dans le département de Linguère  jusque dans son village de Lérabé, il n’y a aucune  trace de paille.  Non sans attirer l’attention sur le fait que, cette année, il n’y a pas eu de pluies encore moins de crue. «Ils n’ont aucun espoir pour pouvoir prendre en charge leur cheptel. L’autre grand problème auquel font face ces éleveurs  est que beaucoup  d’entre eux qui avaient amené leurs troupeaux à Dakar, pour les vendre pendant la Tabaski, sont rentrés bredouilles. Ils n’ont pas pu vendre leurs moutons», note-t-il. Pour le chef de village de Lérabé, les autorités doivent pouvoir anticiper sur de tels phénomènes et ne pas attendre que des situations aussi graves arrivent pour essayer de trouver des solutions.

 


 

Abou KANE

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