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Après avoir été arrêté au niveau du débarcadère de Rosso (200 km au sud de Nouakchott), alors qu’il se rendait au Sénégal, le sénateur  a été conduit au niveau du poste de police du bac. Ce dernier restera  là-bas avant d’être acheminé ce soir par  7 policiers en civile vers une destination inconnue, rapportent  des sources concordantes.

Un ordre qui  vient surement de la haute hiérarchie puisque  les gardes-frontières avaient  affirmé qu’ils attendaient un message en provenance de Nouakchott.

Une situation qui se complique pour Ould Ghadda  qui  a été l’un des  sénateurs les plus virulents au régime du président, Mohamed Ould  Abdel Aziz. Ce dernier  avait catégoriquement  refusé l’adoption des  amendements constitutionnels  par voie référendaire.

Pour le moment, certains hommes politiques dénoncent  cet acharnement envers le parlementaire  et soupçonnent même le pouvoir de vouloir liquider l’un des ardents défenseurs du peuple.

Selon  des  spécialistes du droit, le sénateur  bénéficie toujours de son immunité parlementaire et ne  doit pas être arrêté.

Certains opposants ont  même lancé  un cri de cœur  en  soulignant qu’un régime qui a violé d’une manière flagrante   la constitution, ne va pas se conformer aux lois.

Ibrahima Junior Dia

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