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AzizLors de son accession au pouvoir, il y a 8 ans, le président Aziz avait 8 hommes comme boucliers, supporters et fous du roi. Les vents contraires de la vie politique ont fait leur effet. Certains de ces saints des saints ne sont plus en cours. Revue des effectifs. 

 

 

-Bahaye Ould Gahde ne figure pas parmi la pléthore de conseillers officiels du président Mohamed Abdel Aziz. Ni parmi les ministres. Encore moins parmi les laudateurs. Cet importateur de riz et produits alimentaires  reste pourtant l’une des personnalités influentes auprès de la présidence. Pilier de la campagne de Aziz lors des  élections de 2009, on lui prêtait à l’époque d’voir  débloqué 2 milliards d’ouguiyas en guise de soutien. Homme pieux, il serait le plus grand importateur de produits de grande nécessité devant les établissements MAOA et la famille Noueguid. Très discret de nature et effacé, Ould Gahde est influent au sein de la tribu des Oulad Bousbaa d’où il est originaire. Selon nos informations, Ould Gahde était très écouté  par le président, notamment sur les stratégies commerciales que le pays doit suivre tant au niveau local qu’à l’étranger. L’est-il toujours?

 

-L’homme d’affaires Mohamed Bouamattou, qui avait soutenu financièrement le candidat Mohamed Abdel Aziz faisait partie du cercle des soutiens. Son implication dans les investissements industriels (Mauritania Airways, Mattel et autres) et ses nombreux partenaires locaux et étrangers en faisaient un homme incontournable. Hélas, la lune de miel n’a guère duré, le patron de GBM étant en exil au Maroc depuis cinq ans pour des raisons inexpliquées.

 


Autre homme clé du système Aziz durant ses grands débuts, Boubacar Ould Ghaddour. Elu alors  sénateur sur la liste nationale de Nouakchott, ce ressortissant de Boutilmit est connu par sa franchise et son intelligence dans les affaires. Important soutien financier du président de la république lors de la campagne électorale, Ould Ghaddour a un avis qui compte dans le champ politique mauritanien.

 


-Tout comme ces deux fortes personnalités, Malainine Ould Towmy reste incontournable dans le chemin menant au Palais gris. Au début du sustème Aziz, il était chargé des dossiers les plus sérieux et les plus discrets. Sa discrétion et sa finesse font de lui un homme estimé jusque dans les rangs de l’opposition. PCA de Kinross, il reste l’un des stratèges du régime.


 

-Quant à Cheyakh Ould Ely, il poursuit une carrière  discrète loin des feux de la rampe mais a perdu de son influence depuis 2010. Directeur de cabinet sous Sidi Ould Cheikh Abdallahi et sous l’actuelle présidence, il reste  loué dans les hautes sphères par sa modestie et sa simplicité. Doué d’une forte expérience politique acquise naguère dans son poste d’éternel vice président de l’ancien PRDS et personne ressource de la politique de Taya dans les deux hodhs où il est originaire.


 

-Derrière cette première ligne de stratèges civils, pointe l’impeccable uniforme du grand Ould Ghazouany. Général de l’Armée et actuel chef d’état major militaire. «Malgré sa petite taille, ses idées sont grandes », dit-on de lui au sein de la grande muette. On devine aisément son influence dans les décisions d’Aziz. Très effacé, il le reste, doublé d’une nature courageuse.


 

Aux côtés de Ould Ghazouani, un autre Général brille par son intégrité et son influence sur le nouveau locataire du palais gris. Il s’agit du Général de l’armée Félix Négri, actuellement chef d’état major de la Garde nationale. Il fait partie de ceux qui comptent le long de la vallée. Tout d’ailleurs comme Dia Adama, l’homme fort de la BASEP, influent et sociable, aujourd’hui retraité mais non moins actif dans le système.

 

 

 

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