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Le démon de la division refait surface  sur le champ politique mauritanien. En effet  la  candidature  du président, Mohamed Ould Abdel Aziz   défraie actuellement  la chronique  en Mauritanie.

Elle est fermement débattue tant dans les zones reculées du pays que dans les plus hautes sphères politiques.

En témoigne la sortie du   ministre de la culture et de l’artisanat, Mohamed Lemine Ould Cheikh, de ce jeudi 13 juillet lors du point de presse hebdomadaire.

Le porte-parole du gouvernement  n’a pas utilisé la langue de bois pour faire savoir  aux citoyens mauritaniens que la volonté populaire veut  conserver le président, Mohamed Ould Abdel Aziz en 2019.

Ainsi, le ministre a souligné que l’écrasante majorité de la population, soit près de 90% veut garder le « bâtisseur » en 2019  pour  qu’il puisse terminer ses « chantiers pharaoniques » entamé au niveau économique et social.

A cela s’ajoutent les  déclarations  répétitives  faites  par  l’autre faucon du palais à savoir le premier ministre, Yahya Ould Hademine  qui  défend à tout bout de champ la thèse d’un troisième mandat du président Aziz.

Une situation qui met  l’opposition dans tous ses états. Les adversaires de Aziz qui croyaient que cette question était définitivement réglée devront sans doute garder leur  mal en patience   avec  ces faucons qui tirent à nouveau sur les ficelles.

L’Alliance Populaire Progressiste (APP) de Messaoud Ould Boulkheir  est   sortie de son mutisme pour dénoncer   l’attitude  de certains responsables gouvernementaux et du principal parti de la majorité, qui veulent imposer un troisième mandat. 

Les  progressistes ont signifié clairement dans un communiqué publié, jeudi 13 juillet, que  le peuple mauritanien ne sera jamais pris en « otage » par certains  « affairistes  qui veulent semer  le chaos dans le pays ».

Actuellement, le champ politique  mauritanien est particulièrement  animé par   la tenue du referendum, prévu le  05 août prochain.

Une  échéance fatidique qui risque de mettre le pays en état d’alerte maximal, car l’opposition  avec sa nouvelle coalition,  est  décidé à tout  faire pour  empêcher la révision constitutionnelle (séries de manifestations  programmés dans les jours qui viennent…), considérée comme la plus grande duperie de l’histoire  politique du pays.

Ibrahima Dia 

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