La Mauritanie va-t-elle entrer  dans l’ère de la  4e  république ?

La Mauritanie va-t-elle entrer  dans l’ère de la  4e  république ?

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Après  autant de bruit  coloré, de battement de tambours et de trompette sur le paysage politique, le référendum  tant  attendu  aura finalement  lieu le 5 août prochain.

La confirmation  a été faite, jeudi 06 juillet par Dr. Mohamed Lemine Ould Cheikh, ministre de la culture et  porte-parole du gouvernement  lors de son  point de presse hebdomadaire. 

Maintenant  la question fondamentale qui revient dans les salons huppés de Nouakchott   , aux restaurants fréquentés par le bas peuple,  est la suivante : Est-ce que les Mauritaniens sont prêts à franchir  l’ère de la quatrième république ?

En tout cas l’opposition avec sa nouvelle reconfiguration, avec l’entrée en jeu de nouveaux partis comme  le SAWAB,  le mouvement « Ne touche pas à ma constitution », les Forces progressistes pour le changement (FPC-ex FLAM), a  indiqué « clairement qu’elle ne va pas abandonner l’ancienne constitution qui est entrée en vigueur depuis le 20 juillet 1991 ».

« Les défenseurs du peuple » ont  souligné  qu’ils ne vont  pas  participer à ce référendum constitutionnel, qui selon eux est  une véritable mascarade.

La coalition avec  comme chef de file les partis traditionnels, le FNDU,  le Rassemblement des forces démocratiques (RFD)  a  décidé  de mener  une campagne de sensibilisation pour inciter la population à boycotter  ce « forfaiture  de réforme constitutionnelle », qui entrave la bonne marche de la démocratie.

Sur cette base , l’opposition invite le gouvernement  à revenir sur sa décision d’organiser  ce  « référendum  impopulaire »  et  du coup  lancé  un dialogue sérieux et plus inclusif afin de discuter  fondamentalement  des problèmes de fond et  de formes  que rencontre   la Mauritanie.

Si  la plus grande frange des protestataires décident de ne pas participer à ce référendum, une partie de l’opposition  quant-à  elle répondra  à l’appel du président, Mohamed  Ould Abdel Aziz  pour dire « non » à la nouvelle constitution.

Selon certaines sources discrétionnaires, le pouvoir est en train d’utiliser tous les moyens  possibles (récupération,  achat de conscience, intimidation…)  pour faire passer  son  projet  référendaire, qui doit signer la vie ou la mort politique de l’homme du  6 août 2008.

Rappelons que le président  Aziz  a utilisé  l’article 38 de la constitution pour adopter  le projet  de révision constitutionnelle par voie référendaire.

 Cela fait suite au rejet des sénateurs à un taux d’environ 60% pour l’adoption du projet  de réforme de la constitution. 

Ce dernier porte  essentiellement  sur la suppression  du sénat, la création de conseils régionaux et le changement d’hymne et de drapeau.

Ibrahima Dia

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