Mohamed Oud Abdel Aziz  a-t-il éclipsé son homme de confiance ?

Mohamed Oud Abdel Aziz  a-t-il éclipsé son homme de confiance ?

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Le premier constat  qui apparait   sur  le remaniement partiel du gouvernement, c’est sans doute le départ   de Moulaye  Ould Mohamed Laghdaf, secrétaire général à la  présidence.

Une décision qualifiée par bon nombre d’observateurs  politiques comme étant  purement   stratégique.  D’autres observateurs y voient  un limogeage pur et simple sous pression des lobbys favorables au premier ministre. Il n’est de secret pour personne qu’entre les deux personnes, les relations ne sont pas au beau fixe. 

En tout cas, depuis le lundi 29 mai, l’appareil gouvernemental a connu un nouveau chamboulement. Ainsi, yahya Ould Abdel Diam devient  ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement et  Mohamed Abdallahi Ould Ouda  hérite du ministère de l’équipement  et des transports. A noter également que l’ex premier ministre ( 14 août 2008 au 20 août 2014)  ,après 3 ans de loyer service à la présidence,  est remplacé par Seydina Ali Ould Mohamed Khouna, richissime homme de l’Est, qui a notamment fait fortune dans l’industrie de la Pêche. 

De l’avis de nombreux  analystes, cette nouvelle  mesure  entre dans le cadre de la préparation du référendum du 15 juillet   où  le   parti au pouvoir et particulièrement   le président  Aziz   jouent leur survie politique. Si cette consultation risquée à plus d’un titres leur réussit,  les élections présidentielles de 2019 seront une formalité.

Les  observateurs les plus avertis  en politique   estiment que le  chef de l’Etat est en train de préparer, son homme de confiance,  Mohamed Laghdaf, seule personnalité   capable de succéder  au Rais dans une improbable posture medvedevienne. 

Par contre,  les plus pessimistes  pensent que  le Rais  joue la politique de la chaise vide  si chère aux dirigistes. L’idée serait alors d’écarter un  numéro deux devenu encombrant.

Pendant ce temps, l’opposition s’organise dans une union “de façade” selon un diplomate Occidental qui déplore l’absence d’un programme politico-économique clair de la part des forces dites “alternatives”.  Pour sûr, 2019 sera une année chaude.

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