Pathétique : le ministre de la défense négro-mauritanien regrette de parler français…

Pathétique : le ministre de la défense négro-mauritanien regrette de parler français…

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Envoyé par le PM au Sénat pour défendre la révision de la constitution, monsieur Dallio Mamadou Bathia restera dans l’histoire du pays, l’acteur d’une piètre performance à cause de son ignorance de la loi fondamentale comme d’ailleurs le gouvernement qu’il représente où la médiocrité, pour ne pas dire l’incompétence, aura conduit le projet de révision cher au chef de l’état à de bancales acrobaties.

D’abord on se demande pourquoi le PM a envoyé quelqu’un qui parle français en s'excusant sachant que le pouvoir a tout fait pour monter les maures contre le français et tous les symboles fruits de la pacification dont le plus cher est le drapeau national ? Ce n’est pas gratuit.

Ensuite, on se demande pourquoi le ministre de la défense a tenu à dire en hassania combien ça lui fait mal de devoir s’exprimer en français. Les termes exacts qu’il a employés sont « cheyne anedi » ce qui signifie traduit littéralement « c’est vilain pour moi ». Le pire c’est qu’il a dit ça en mauvais hassania ou du moins en un hassania précaire, celui qui fait rire les maures quand ils entendent un négro-mauritanien parler de la sorte.

L’effet fut nul, il n’a eu droit à aucun applaudissement pas même celui des partisans du pouvoir. D’ailleurs Alakhbar qui a rapporté la chose, a menti car il n’a pas parlé de langue arabe mais de langue « lougha » en parlant hassania à des sénateurs qui se sont exprimés à 90% en hassania. Il était donc question du hassania et non de l’arabe.

http://www.fr.alakhbar.info/12398-0-Senat-le-ministre-de-la-Defense-sexcuse-de-parler-en-Francais.html

Pourquoi donc ce monsieur qui doit tout son génie, toute sa carrière, tout son niveau intellectuel au français, s’humilie-t-il ainsi pour parler en plus en hassania, langue absente de la constitution au même titre que le français ? Ce qui n’a pas empêché les débats au Sénat de se faire à 90% en hassania, le président du Sénat parlant hassania avec un ministre honteux de parler français certainement vu son niveau même en français car monsieur le ministre, on ne dit pas « que ce pays s’assoive », il n’y a pas de « VE » on dit « que ce pays s’asseye » ( voir 23min et 55s ).

https://youtu.be/1AVczSp0Csw

Si monsieur le ministre regrette tant de parler le français et qu’il dit que la prochaine fois il parlera mieux la langue (hassania), pourquoi n’a-t-il pas respecté la constitution en profitant de ce moment historique pour faire honneur à sa langue maternelle, reconnue nationale par la loi fondamentale ?

C’est triste d’être obligé d’en arriver là pour un ministère.

D’ailleurs ce n’est pas votre faute si vous parlez français car ce n’est qu’en 1991 que des terroristes de l’unité nationale ont achevé de diviser les mauritaniens en sortant de la constitution le français ; deuxième langue de travail.

http://www.chezvlane.com/2014/03/origine-du-crime-jusquen-1991-la-langue.html

Ainsi quiconque a appris le français avant 1991, n’est pas coupable. Il n’a pas à s’excuser. C’est à ceux qui ont amputé la constitution de toute référence au français de s’excuser d’avoir entraîné les mauritaniens et l’Etat mauritanien dans l’aventure vu que le français est de fait la deuxième langue de travail en Mauritanie : nos billets de banque sont en deux langues, nos cartes d’identité, des ministères entiers ne travaillent quasiment qu’en français etc.

Quant à la constitution, n'est-ce pas scandaleux de venir à la télévision défendre une révision constitutionnelle et mentir, du moins par omission, à propos des dispositions de la loi fondamentale ?

Le ministre de la défense assurant que tout ce qui se fait, se fait en respectant la procédure de la constitution a dit que pour réviser la constitution, elle prévoit que le vote passe aux 2/3 dans chaque chambre (assemblée et sénat) ensuite le chef de l’état décide s’il choisit le Congrès ou le référendum.

Le ministre n’a parlé que de l’article 99 nouveau et pas de l’article 101 et même à propos de l’article 99, le ministre a menti par coupable omission ou impardonnable ignorance. Voilà où mène l’habitude de la pensée unique au sommet du pouvoir sans pouvoir penser que les conseillers juridiques puissent soit se tromper, soit entraîner tout le monde dans des acrobaties injustifiables là où il n’y a aucune place à l’interprétation, les textes étant clairs.

Où monsieur le ministre a-t-il lu ça ? S’il avait pris la peine de lire au Sénat l’article 99 nouveau dont il parle, il se serait rendu compte lui-même, de l’ineptie de ses déclarations car pas un mot de cet article ni aucun dans la constitution ne dit formellement la procédure dont il parle.

Par contre, tant que la cohérence, la clarté et la précision seront la colonne vertébrale de la constitution pour éviter le chamanisme des constitutionnalistes, tant que le bon sens ne sera pas corrompu, tant que les mots auront un sens, tant qu’il faudra lire une phrase de son début à la fin et tous les articles comme un bloc cohérent sans fioritures, l’article 99 ne dit rien de ce que raconte le ministre prétendument complexé de parler français.

Nous le prouvons une dernière fois, libre aux responsables de ces acrobaties de faire la sourde oreille.
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