Le Président de la République affirme que le dialogue national est le...

Le Président de la République affirme que le dialogue national est le fruit des efforts des Mauritaniens pour enraciner la démocratie

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Le Président de la République Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a affirmé, dans un discours prononcé jeudi soir au palais des congrès de Nouakchott, à l'occasion de la cérémonie de clôture des assises du dialogue national inclusif, que ce dialogue a été un succès à tous les égards, qu'il est le fruit de trois semaines de débats et d'échanges francs pour enraciner la démocratie, renforcer la cohésion nationale et assurer un avenir meilleur à tous les Mauritaniens.

Le Président de la République a indiqué que les contenus de l'accord fondamental sanctionnant ce dialogue seront soumis à la consultation populaire par voie référendaire, pour permettre au peuple mauritanien de prendre son avenir en main, loin des intérêts personnels et des surenchères politiques.

Le Président de la République a demandé à la jeunesse mauritanienne, dans toute sa diversité, de prendre l'engagement de renouveler la classe politique et d'adopter les propositions

Ci-après l'intégralité du discours du Président de la République Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz :

M. le Premier ministre,

M. le président de l'assemblée nationale,

Messieurs les ministres,

Messieurs les présidents des institutions constitutionnelles,

Messieurs les élus,

Messieurs les représentants des partis politiques

Messieurs et Mesdames, représentants les syndicats, les associations professionnelles et les organisations de la société civile,

Honorable assistance,

Chers citoyens qui nous suivent à travers le petit écran,

Je tiens tout d'abord à vous remercier pour votre présence ici et à remercier tous les participants à ce dialogue national ainsi que les commissions chargées de l'organisation de ce dialogue et tous les citoyens qui l'ont soutenu de prés ou de loin.

L'objectif fondamental de ce dialogue est d'enraciner la démocratie et de renforcer l'unité nationale. Ce qui ne m'empêchera pas de revenir un peu sur le discours d'ouverture de ce dialogue, il y a trois semaines, quand j'ai dit que l'objectif principal du dialogue est la défense des intérêts du peuple et de l'Etat mauritaniens, puisqu'il n y a pas de raison de poser des questions personnelles qui n'ont aucun lien avec les affaires publiques, comme il n y a pas lieu de douter et de susciter les querelles et les problèmes pour ce cher pays.

Ils ont tenté cela en surfant sur la vague des révolutions dont les résultats ont été malheureusement dramatiques pour certains Etats gangrenés par ces révoltes.

Ils ont voulu aujourd'hui propager des mensonges et des allégations infondés, que personne n'avait auparavant soutenus, qui n'existent que dans leur imaginaire, rien que pour créer des problèmes à ce pays et lier son destin à celui d'Etats instables, que je ne veux pas citer.

L'objectif de ce dialogue est d'ancrer la démocratie dans l'intérêt aussi bien de ceux qui y ont participé que ceux qui l'ont boycotté ou qui ont suspendu leur participation à la dernière minute.

Les conclusions du dialogue qui sont claires et limpides seront appliquées parcequ'elles procèdent uniquement de l'intérêt général du peuple tout entier et des générations futures.

Le renforcement de l'unité nationale est un objectif important pour la cohésion du peuple mauritanien, qui a souffert par le passé de problèmes multiples, ayant visé son entité et son unité.

Certains responsables de ces problèmes se trouvent malheureusement parmi les boycottistes du dialogue et parmi ceux qui se sont absentés par mépris du peuple mauritanien et de son intérêt, dans leurs étroites considérations, s'opposant à son intérêt général, à son progrès et à sa prospérité.

Quand ils ont pris conscience que la porte est hermétiquement fermée devant leurs caprices personnels, ils se sont adonnés à la propagation du mensonge.

Ce qui a été dit à propos des articles 26 et 28 de la constitution qui sont interdépendants de par le contenu, vise pour certains la révision de l'âge de candidature dont seulement 30.000 des Mauritaniens en profitent, selon les statistiques biométriques du pays, relatifs à ceux qui sont privés par l'actuelle constitution de la candidature.

Si certains s'opposent à l'amendement de ces aspects par souci de renouveler la classe politique, c'est une vérité, puisqu'il ne faut pas modifier la constitution pour l'intérêt d'une personne précise , d'une catégorie donnée, du fait qu'il y a des fondamentaux dans la constitution qui ne peuvent être transgressés,du fait de l'impératif de consolidation de la démocratie et du développement. S'agissant de l'article 28, sa modification ne sert que l'intérêt d'une seule personne, en l'occurrence le Président de la République.

Bien que de nombreux participants aient requis son amendement, personnellement, je n'ai jamais demandé sa modification, sous quelque pretexte que ce soit, comme je n'ai jamais manifesté un désir quelconque pour un troisième mandat.

En conséquence, la constitution de la République ne doit pas être la risée de certains, à travers sa modification pour servir les desseins d'une personne précise ou d'une entité donnée, mais doit s'effecteur sur la base de l'intérêt général, afin d'ancrer la démocratie. C'est cet objectif pour lequel nous devrons oeuvrer.

Je veux également vous affirmer que je ne trouve pas de gêne à demander l'amendement de la constitution puisque j'ai l'ai déjà abrogé par le passé quand cela servait l'intérêt du peuple mauritanien.

Je suis convaincu de la nécessité de préserver la constitution surtout des articles relatifs à l'intérêt de personnes précises. C'est ma totale conviction. Cette question doit être définitivement dépassée et ne peut être utilisée pour déstabiliser le pays ou porter atteinte à sa sécurité.

Nous devons être clairs à ce propos, non par peur ou par égoisme, mais par souci de l'intérêt suprême du pays que nous ne devons pas perdre de vue. Toute personne qui se permet de déstabiliser le pays, en se servant de cet alibi, s'exposera à la réaction de l'Etat et fera l'objet de mesures appropriées pour l'arrêter à ses limites.

Concernant les propos abordés par le dialogue, l'accord fondamental a recommandé la suppression du Sénat ; ce qui constitue une option objective que certains peuvent désapprouver, mais, un groupe précis ou un parti, non plus un Président, ne peuvent pas imposer au peuple mauritanien, leur opinion.

Un référendum sera organisé à ce propos, que personne ne pourra empêcher. Seul le peuple sera l'arbitre, parce que la constitution demeure la seule référence pour le référendum et qu'il existe des voies juridiques pour tout recours.

Nous avons proposé une alternative au sénat, par la création des conseils régionaux élus, afin de renforcer la démocratie, d'élargir les opportunités de développement, de les rapprocher des citoyens, d'assurer des interventions équitables de l'Etat dans les wilayas, de combler les insuffisances dans les domaines de l'enseignement, de la santé, de l'économie et de renforcer la décentralisation.

L'accord fondamental a stipulé également le changement des symboles de l'Etat, d'améliorer le visuel du drapeau national qui est notre fierté. Il n y a pas de mal dans l'introduction d'amendements après le référendum populaire.

Il s'agit d'un fait simple, surtout que le peuple mauritanien n'a jamais été consulté par le passé sur l'actuel drapeau, de prendre en compte les sacrifices consentis par le peuple mauritanien en particulier, puisque ce drapeau a été choisi sur la base de considérations non dépourvues d'improvisation et personne ne sait les raisons du choix de ses couleurs.

Je vous remercie.

AMI

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