La souveraineté au cœur de la contestation des jeunesses africaines

La souveraineté au cœur de la contestation des jeunesses africaines

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Dans plusieurs pays africains, l’opposition institutionnelle est soit muselée, soit discréditée, soit encore dépassée à force de ne jamais renouveler son personnel ni ses idées. Or une nouvelle « opposition » émerge, née de cette absence d’alternative politique crédible face à des régimes qui se sclérosent. Voilà ce que Y’en a marre (Sénégal), Balai citoyen (ou Cibal, Burkina Faso), Filimbi ou la Lucha (Congo-Kinshasa) représentent pour l’Afrique actuelle.

La jeunesse de culture urbaine s’est structurée dans plusieurs pays comme une force sociale. Elle s’érige en agrégateur du ras-le-bol collectif des populations désireuses de profonds changements de leurs conditions de vie.

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L’expérience de révoltes citoyennes victorieuses au Sénégal, au Burkina Faso et au Maghreb, doit pousser les élites politiques traditionnelles à se rendre à l’évidence d’être appelées à cohabiter avec une nouvelle force citoyenne. Celle-ci puise sa légitimité de la rue, cet espace urbain où se forgent les espoirs très vite déçus d’une jeunesse malmenée par la précarité, le chômage, l’incertitude.

Les figures de ces mouvements d’un type nouveau, issus pour la majorité d’entre eux du hip-hop, intègrent et traduisent en discours le vécu de millions de leurs concitoyens. On est en face donc d’une nouvelle conscience citoyenne appelée à demeurer dans le paysage politique par la contestation et la dénonciation fréquentes de la gouvernance scandaleuse.

Lire l’article complet dans Le Monde

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