Polémique-videos: Gelongal Bah arrêté à Nouakchott dans “l’affaire Moussa Ndiaye”

Polémique-videos: Gelongal Bah arrêté à Nouakchott dans “l’affaire Moussa Ndiaye”

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GelongalC’est le désormais célèbre  journaliste Moussa Ndiaye qui l’annonçait hier en avant première sur  sa page Facebook. “Il est 22h07 minutes, Gelongal Bah a été arrêté cet après midi à Nouakchott par les forces de sécurité publique”, écrit le journaliste expliquant que “c’est suite à une ou plusieurs plaintes, depuis qu’il était en Italie, que Gelongal a été arrêté”.

Et l’homme de la presse d’en rajouter sur un ton  presque jubilatoire: ” Il doit se justifier de son comportement et des actions de ses proches collaborateurs pour menace de mort contre le journaliste mauritanien Moussa Ndiaye”.

Dommage que ce qui n’était au départ qu’un débat sensé être démocratique (chacun étant libre de donner ses opinions)  se conclue par des arrestations.

Tout est partie d’un entretien accordé le 24 mai 2016 par M. Ndiaye au site sénégalais Dakaractu dans lequel il réfute l’existence de l’esclavage et de la discrimination raciale en Mauritanie.

 

 

Une prise de position forte de la part de celui qui se dit petit fils de l’Elimane de Rindiaw et donc, selon son raisonnement, fondé à débattre de la question. Le ton monte vite depuis les réseaux sociaux. De l’intérieur du pays comme de la diaspora, nombreux sont ceux qui fustigent une telle attitude.  Les anathèmes pleuvent sur le journaliste.  Sa photo caricaturée en cochon fait le tour de la toile.  Loin de faire marche arrière, le même Moussa Ndiaye réédite depuis le plateau de Sahel TV où non seulement il  défend sa thèse face à  Diallo Amadou de l’émission Kodo Sahel, mais il enfonce le clou en assénant des critiques nourries envers les militants anti-esclavagistes. “L’esclavage n’existe pas en Mauritanie” réaffirme Moussa Ndiaye qui s’autoproclame “journaliste d’investigation en balayant les “tendres” protestations de l’animateur.

Depuis, le ton est monté, gagnant un cran dans le dénigrement et les menaces. Mais de là à arrêter Gelongal, il y avait un pas que les “Forces de sécurité” que mentionne Moussa Ndiaye n’étaient pas obligées de franchir. En dépit du ton chevaleresque utilisé par Gelongal pour répondre à Moussa Ndiaye, l’on peut toujours considérer qu’il s’agit d’une réponse passionnée à des propos passionnés dans la pure tradition poular. En aucun cas, l’on ne voit explicitement des menaces de mort.

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