4ème anniversaire de l’autodafé d’IRA : Une manifestation célébrée devant la prison...

4ème anniversaire de l’autodafé d’IRA : Une manifestation célébrée devant la prison civile de Nouakchott

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Des dizaines de militants et sympathisants de l’Initiative de résurgence pour le mouvement abolitionnistes (IRA) ont célébré , mercredi 27 avril 2016, le 4ème anniversaire de l’autodafé des livres du Fiqh Malékite, devant la prison civile de Nouakchott, là où sont enfermés depuis plus d’un an leurs dirigeants, Biram Dah Abeid et Brahim Bilal Ramadan.

4ème anniversaire de l’autodafé d’IRA : Une manifestation célébrée devant la prison civile de Nouakchott Il y a quatre ans jour pour jour, le 27 avril 2012, par un vendredi saint, le leader d’IRA, Birame Dah Abeid et ses compagnons avaient procédé à l’incinération publique dans le quartier de Riadh à Nouakchott, de certains manuels de la jurisprudence malékites. Ces ouvrages sont considérés par le leader abolitionniste et son mouvement comme le socle religieux par lequel des générations d’esclaves ont été pendant plus de huit siècles exploitées, chosifiées et animalisées, en dehors de tout respect à la dignité humaine.
Pour commémorer cette journée, les militants et sympathisants d’IRA, encadrés par les éléments du Comité de Paix du mouvement, chemise blanche, cravate et pantalon noir, ont organisé un sit-in de plusieurs heures devant la prison civile de Nouakchott, là où sont enfermés leurs leaders, Biram Dah Abeid et son adjoint Brahim Bilal Ramadan.
A cette occasion, le leader antiesclavagiste a publié, du fond de sa cellule, une lettre adressée au peuple mauritanien, aux organisations et gouvernements à travers le monde. Il y réaffirme ses convictions, les mêmes qui l’ont conduit en prison selon lui, soulignant que son moral lui et son adjoint, ainsi que leur « détermination ne font que s’affermir jour après jour ».
Tout cela, dira-t-il, c’est « grâce à Allah grand et miséricordieux, qui nous a donné à vivre suffisamment longtemps pour célébrer le quatrième anniversaire du glorieux autodafé volontaire et symbolique, des manuels de l’esclavage, du mensonge et de l’hypocrisie ». Il a qualifié ces livres qu’il a brûlés de « livres de la honte qui constituent une offense à Allah et à son prophète » et qui demeurent selon lui « le fondement de la référence juridique, en Mauritanie » dénaturant « le message prophétique, par la légitimation de l’offense à la dignité humaine, l’atteinte à la sacralité du corps d’autrui et l’accaparement de ses biens ».
Selon Birame, la date du 27 avril 2012 marque le moment où « nous dissociâmes l’infamie de la droiture » affirmant « oui, de toute délibération, nous y avons mis le feu, en guise de gifle à l’histoire trop longtemps assoupie ». Selon lui, ce geste purificateur a permis de rehausser « le Saint Coran, le livre d’Allah et la tolérante Sunna du prophète, en exemple de liberté et d’égalité de l’espèce humaine ».
Il a appelé les Mauritaniens, individuellement et collectivement, « avec vos organisations, partis, syndicats et toutes autres modes d’associations à surmonter les différends en cette phase délicate de notre histoire » soulignant que « la situation s’aggrave à cause du jeu dangereux auquel se livre un pouvoir sans vergogne qui use de la division pour entériner, encore et toujours, l’usurpation de l’autorité et le détournement du butin ».
Ainsi, selon Birame « le régime de Mohamed Abdel Aziz étrangle les libertés, sous l’apparence, fort vaine, de leur respect, rétrécit le champ d’action des défenseurs des droits de l’homme par les limites, graduelles, aux droits de réunion et de manifestation ».
Enfin, le président d’IRA « tend la main de la réconciliation et de la fraternisation à tous les Mauritaniens » et les invite à élaborer « une Charte nationale d’honneur et de paix, sur la base des préceptes du Saint Coran et des standards du droit international ».
Cette déclaration du président Birame Dah Abeid et la commémoration du 4ème anniversaire de l’autodafé de Riadh interviennent au moment où le mouvement IRA vient de se faire décerner un énième trophée international. Il s’agit du prestigieux Prix Lawson James 2016 » décerné par le Centre international sur la Résolution Non-violente de conflits à Boston (Massachussetts, USSA) pour leur combat non violent.
C.A
Source: http://lauthentic.info
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