Mauritanie : toujours pas de baisse du prix des hydrocarbures à la pompe

Mauritanie : toujours pas de baisse du prix des hydrocarbures à la pompe

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Malgré un marché  mondial marqué par une forte déprime des cours internationaux du pétrole (avec un baril à moins de 30 dollars us), le gouvernement mauritanien maintient le prix des hydrocarbures à la pompe respectivement 385 ouguiyas (gasoil)  et 402 ouguiyas (essence) depuis prés de 2 années.
Un dollar us s’échange à environ 340 ouguiyas.
Cette situation est à l’origine d’une mobilisation des mauritaniens à travers les réseaux sociaux. Ainsi, plusieurs consommateurs ont organisé un sit-in de protestation mercredi après midi à Nouakchott, pour réclamer une révision à la baisse du prix des hydrocarbures à la pompe.
  La flamme du débat sur le prix à la pompe du gasoil et de l’essence  en Mauritanie est ravivé par  La décision du gouvernement du Sénégal, un pays voisin de la Mauritanie, de  baisser  40francs CFA sur le prix  du litre de  gasoil et de  50francs CFA sur le litre  d’essence.
  « Le Calame » un célèbre  hebdomadaire saisit l’occasion qu’offre la décision du gouvernement  sénégalais pour démonter  mécanisme « d’une véritable arnaque » dans la fixation du prix des hydrocarbures  en Mauritanie.
« Au moment ou le prix du baril dégringole sur le marché international, le gouvernement s’entête à ne pas accorder la moindre ristourne au consommateur.
Restons dans la logique populaire qui veut toujours nous comparer à nos voisins : au Sénégal et au Mali, pays pourtant enclavé ou le litre de gasoil coute l’équivalent de 338 ouguiyas, les prix ont connu plus de trois (3) baisses en un an.
Juste quelques chiffres pour expliquer l’ampleur de l’arnaque : sur les 384 ouguiyas que vous payez à la pompe, l’Etat prélève 242 ouguiyas, rien que pour lui.
 Les 142 ouguiyas restant sont répartis entre fournisseurs, sociétés pétrolières, frais de transit et de dépôt, marge des distributeurs, impôts (IMF, TVA, BIC)……
Avec la nouvelle structuration des prix, qui sortira ce jeudi, la marge revenant à l’Etat passera à 255 ouguiyas. Au lieu de répercuter la baisse du prix du baril de pétrole au profit consommateur, l’Etat engrange des bénéfices,  plus de 140 milliards d’ouguiyas- soit environ 41 millions de dollars us-sont ainsi rentrés dans ses caisses en 2015, contre seulement 30 milliards d’ouguiyas en 2013/2014 ».

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