Nouakchott, ville encombré et engorgée

Nouakchott, ville encombré et engorgée

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Notre capitale est encombrée. Entendons par là, embouteillée voire obstruée … En circulant à Nouakchott, on a du mal à trouver là où mettre le pied pour passer, même si paradoxalement la ville est quasiment déserte pendant le week-end. Du trottoir au goudron, tous les espaces sont verrouillés par des étalages de commerce, des automobiles, des charrettes, des mendiants… Pauvreté oblige. D’où un véritable casse-tête de circuler dans les différentes allées de la capitale.

Nous avons l’habitude d’entendre que les pouvoirs publics ne jouent pas pleinement leur rôle dans l’organisation de notre capitale. Pourtant, nous avons vu, plusieurs fois, des opérations de déguerpissement entreprises par les autorités de façon parfois musclée afin de rendre la fréquentation de la capitale plus fluide. A moins que les agents affectés à cette tâche ne soient tentés par ce que certains vendeurs de fruits appellent : « il suffit de payer une taxe allant de 500 à 1000 UM à la fin du mois et ils vont te laisser tranquille ».

Parmi des actions également avortées, on peut se rappeler de celle dont l’objectif était de dégager les carcasses de véhicules hors des grands axes de la ville et de faire entrer les voitures de bourse dans leurs parkings respectifs. Après coup, ce fut juste un changement de quelques jours et le décor est redevenu le même. D’autres actions sont toujours en cours, notamment le cercle de barrières placées au tour de Carrefour Madrid. Mais la situation s’avère apparemment incontrôlable à cause des débordements quotidiens des usagers, malgré la surveillance de cette zone hautement fréquentée.

Le constat est clair que notre capitale est anarchique jusqu’à être qualifiée de « capitale la plus sale du monde » par un média étranger. Mais à qui vraiment la faute ? Les pouvoirs publics ou les citoyens. Et ces derniers ne cesseront jamais de s’accuser mutuellement.

Amadou Kane

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