La femme mauritanienne n’a pas encore brisé ses chaînes

La femme mauritanienne n’a pas encore brisé ses chaînes

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La Mauritanienne est championne des paradoxes. D’abord, elle est championne du divorce dans le  monde arabe et africain. En effet selon une enquête sur la fécondité datant de 1981 (excusez-vous chers lecteurs, c’est paraît-il la plus récente) et portant sur des femmes non célibataires âgées entre 18 et 50 ans,  31% des premiers mariages contractés sous nos cieux finissent par être rompus.  Alors que le temps cimente les unions, chez nous il ne constitue pas un facteur de solidité pour les mariages. Ainsi, rapporte la même étude, 64,5% des premiers mariages contractés il y a 30 ans finissent par le divorce quand cette proportion est de 18,7% seulement parmi les mariages conclus il y a cinq ans.   Le divorce est plus élevé chez les hassanophones  où 20% des femmes interrogées étaient divorcées au moment de l’enquête contre 3% chez les négro-mauritaniennes. Parmi les facteurs expliquant ce faible taux chez la composante négro-mauritanienne, la pratique de la polygamie qui concernait au moment de l’enquête 36% des femmes pulaar, 50% des wolofs et 53% des Soninké. C’était en 1981. Pensez-vous, qu’en 2015, nous aurons des chiffres et des proportions différentes ? A vos plumes.

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